Roman

Les ravisseuses

Charles Dionne

Date de parution
28 mai 2026
Éditeur
Le Quartanier

Coup de coeur

Michelle

Appréciation

Un très bon roman malaisant qui m’a rappelé l’univers de Mariana Enriquez dans Notre part de nuit, que j’avais adoré. Annabelle est un personnage fascinant : suffisamment ambiguë et inquiétante pour qu’on s’attache à elle tout en se demandant constamment à quel point il faut s’en méfier. J’aurais même aimé que Charles Dionne pousse encore plus loin le malaise. Une lecture qui se dévore d’une traite!

Résumé

Comme chaque année en novembre, ils se retrouvent tous les quatre, Anabelle, Walid, Philippe et Rémy, pour une fin de semaine de chasse sur la terre qu'ils possèdent ensemble au cœur de la Mauricie. Ils ont trente-cinq ans et se connaissent depuis l'enfance, mais un secret atroce, presque impossible à porter, les déchire. La survie de leur amitié ne tient peut-être qu'à ces séjours devenus une tradition.

Lorsqu'à la fin de la première journée, Walid et Philippe ne rentrent pas au camp, Anabelle et Rémy craignent le pire. Depuis quelque temps, Walid est agité, il pense à la mort, et ses problèmes de consommation se sont aggravés. La veille, Philippe et lui ont failli en venir aux mains. Et ce matin à l'aube, un coup de feu unique a résonné dans l'air glacial et humide de la forêt.

Ils pourraient n'être qu'égarés. Or Anabelle, au fond d'elle-même, en doute - elle qui, en ce lieu plus que nulle part ailleurs, a toujours ressenti un appel, un appétit vertigineux, irrésistible, qui est son don, et peut-être sa malédiction.

Thriller d'horreur sur la prédestination et la fragilité du libre arbitre, Les ravisseuses raconte la perte d'innocence brutale de quatre enfants au seuil de l'adolescence, et l'échec de leur reconstruction à l'âge adulte. Dans la lignée des œuvres phares de l'horreur surnaturelle, de H.P. Lovecraft à Mariana Enriquez en passant par Stephen King, ce premier roman de Charles Dionne s'interroge sur la part irréductible de nos actes les plus sombres et les plus répréhensibles. Nos crimes nous définissent-ils à jamais ? Certains d'entre nous sont-ils, de naissance, voués au mal ? Que signifie alors de renoncer au sentiment de sa faute pour embrasser sa vraie nature ?